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Nous vous convions à :
visiter notre stand H.31 à Palexpo Genève
Hall 2 de 9h00 à 17h30 suivre notre conférence, mercredi 5 octobre 2011 de 14h45 à 15h30, au Forum 3 sur la thématique de « La dimension humaine dans le change management » animée par Jacqueline Chorand, Responsable région Genève.
La réussite du « change management » relève de collaborateurs engagés qui deviennent des acteurs du changement. Dans un tel processus, les RH doivent jouer un rôle moteur : écouter, évaluer, planifier, communiquer, former, accompagner.
Cette conférence sera suivie d’un apéritif à notre stand.
Au plaisir de vous rencontrer!
Votre équipe Vicario
À quoi ressemblera la fonction RH demain en Suisse romande? Quels seront les dossiers les plus importants de la fonction RH? Plusieurs études de prospective réalisées dans les dernières années s’intéressent au devenir et aux tendances de la fonction, en Suisse, en France et en Allemagne. Le CRQP a décidé de réaliser en 2010-11, en coopération avec la chaire RHO de l’Université de Fribourg, une étude de prospective sur la fonction RH en Suisse romande
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Francesca Sacco
Ces PME romandes qui ont tout fait pour ne pas supprimer de postes

Grâce à des solutions créatives, certaines sociétés ont conservé les emplois, malgré une baisse du chiffre d’affaires de plus de 20%. Les exemples d’Intersema à Bevaix, d’Osoja et Perform-CBS à Genève ou de Vicario Consulting à Lausanne.
A Bevaix, dans le canton de Neuchâtel, Olivier Potavin a réussi à sauver les 60 emplois d’Intersema, la fabrique d’appareils de mesure qu’il dirige depuis 2008. Pour éviter de licencier malgré la crise, il a personnellement examiné la situation financière de chaque employé avant de fixer des réductions du temps de travail. Au besoin, Olivier Potavin a cherché par lui-même des solutions: par exemple, afin de permettre aux collaborateurs domiciliés loin de l’entreprise d’économiser sur les trajets, il a introduit des horaires-blocs spécialement pour eux. Il a consacré des jours entiers à tenter de trouver de tels arrangements. Un exemple parmi d’autres de détermination à maintenir les places de travail des collaborateurs.
«Les PME ont enregistré une baisse extraordinaire de leur chiffre d’affaires en 2009: certaines entre 20 et 30%, et jusqu’à 50% dans le secteur de la métallurgie. Compte tenu de ces circonstances, il y a eu peu de suppressions d’emplois. Les entreprises ont vraiment cherché à éviter les licenciements», affirme Rita Baldegger, porte-parole du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Les réductions de l’horaire de travail ou RHT ont été massivement utilisées: fin 2009, elles concernaient quelque 48 600 travailleurs au niveau suisse, contre 16 000 au début de la même année. A Genève, elles ont permis de sauver 5000 emplois en 2009, selon Olivier Sandoz, directeur général adjoint de la Fédération des entreprises romandes (FER).
Echange de compétences
Mais le chômage partiel n’a pas été la seule arme des PME. Dans le canton de Vaud, le syndicat Unia et le Centre patronal ont mis en place un programme d’échanges de compétences interentreprises: des collaborateurs ont été «prêtés» ici et là en fonction des besoins, pour éviter licenciements ou chômage technique.
Autre exemple, à Carouge dans le canton de Genève. Confrontée au durcissement de la politique de prêt des banques, la fabrique de tofu Osoja a réagi à la crise apparemment contre toute logique: «Au lieu de faire le dos rond, nous avons engagé trois nouveaux collaborateurs. Sur le moment, nos charges salariales ont augmenté de 50%, mais, aujourd’hui, nous ne regrettons pas ce choix. En engageant des personnes expérimentées, nous avons réussi à améliorer nos techniques de production, à affiner la qualité de nos produits et à diversifier notre gamme, par exemple en lançant des spécialités de saison. Nous avons fait le pari d’être proactifs pour nous démarquer des gros producteurs, et cela s’est avéré payant», déclare Manuel Martinez, le directeur.
«Pas de petites économies»
Redéfinition des prestations ou baisses de salaire ont été d’autres solutions appliquées pour éviter les dégraissages. «Nous avons été témoins de cette créativité. Les PME sont très proches de leurs collaborateurs, elles les ont souvent formés. Alors, elles font tout pour les conserver. Dans les grandes entreprises, c’est légèrement différent, surtout si les décisions se prennent dans un site géographiquement éloigné. Mais il ne faut pas généraliser: dans notre région, par exemple, Liebherr a fait appel aux RHT pendant une année pour sauver ses 650 emplois», affirme Nadine Gobet, directrice adjointe de la Fédération patronale et économique (FPE), à Bulle.
«Dans un petit effectif, l’intérêt commun prédomine. On tire à la même corde, personne ne court en priorité après un meilleur salaire. Mais dans une grande société, le fait de ne pas viser une augmentation de salaire est considéré comme un manque de confiance en soi, une absence d’ambition. Moi, si je licencie quelqu’un, c’est une personne que je croise tous les jours dans les couloirs. Je connais sa situation familiale, je sais ce que la perte de son salaire représente pour elle. Le sentiment de responsabilité n’est pas dilué, comme cela peut être le cas dans une grande entreprise», témoigne Angelo Vicario, directeur de Vicario Consulting à Lausanne.
Avec une baisse du chiffre d’affaires de plus de 20% en 2009, cette société d’une dizaine d’employés, spécialisée dans la formation continue, le bilan de carrière, etc., constitue également un exemple de résistance aux licenciements. Le mot d’ordre fut: «Il n’y a pas de petites économies.» «Depuis fin 2008, plus un franc n’est dépensé sans l’accord d’un membre de la direction, même lorsqu’il s’agit d’acheter des enveloppes, par exemple. Pour les feuilles de papier, nous les commandons par 500 pièces plutôt que par 2500, soit dans une quantité correspondant exactement à nos besoins», précise Angelo Vicario. Lequel a démissionné de la Chambre du commerce pour économiser quelque 500 francs par an. Un acte qualifié de «suicidaire» par certains.
Mais qui dit tour de vis ne dit pas radinerie. «Certaines entreprises ont décidé de facturer les boissons à leurs collaborateurs à l’occasion des sorties du personnel. Ce n’est pas ma politique. A mon avis, mieux vaut tout simplement choisir un lieu un peu moins chic», déclare Angelo Vicario.
Bonnes volontés
A Genève, la société de coaching sportif Perform-CBS, qui compte quelque dix emplois, a également résolu de ne licencier personne en 2009. Elle a préféré réorienter son catalogue de prestations: l’offre de cours collectifs a été étoffée au détriment des séances individuelles, moins demandées. Autant de bonnes volontés qui ont été récompensées en termes de maintien d’emploi, de solidité économique et d’atmosphère de travail paisible. Non sans fierté, Angelo Vicario remarque: «Nous avons fêté nos dix ans cette année. Nous sommes partis de rien et avons fait face à toutes sortes d’épreuves. En 2009, malgré la crise et la menace d’épidémie de grippe H1N1 qui a entraîné passablement d’annulations de séminaires, nous avons réussi à ouvrir deux nouveaux bureaux, à Genève et à Zurich. Nous incarnons un peu, à notre façon, le rêve américain…»
No 6 Juin 2010
Les 25 entrepreneurs qui font Lausanne
La région lausannoise, l'une des plus dynamiques de Suisse, renforce sa place au cœur de l'Arc lémanique en attirant de très nombreuses sociétés de tout premier plan.
Extrait : présentation de Vicario Consuting SA
























