Présentéisme : qu’en est-il à l’heure du télétravail?

Pourquoi nous rendons-nous au bureau, alors que nous sommes malades ?

Une étude française (Dares) indique que sur une moyenne annuelle de 11 jours de maladie effectifs, seuls 8 sont réellement pris pour récupérer. De nombreuses raisons poussent les employés à préférer leur bureau à leur domicile, à commencer par les conditions de travail dans l’organisation.

“Les salariés qui signalent de mauvaises relations avec leur hiérarchie, un travail intense ou un sentiment d’insécurité économique ont tendance à passer au travail une part plus importante de leurs jours de maladie”, précise l’étude. Cette forme de surinvestissement est la première cause du présentéisme. La taille de l’entreprise représente également un facteur clé. Plus elle est petite, plus les salariés se sentent sous une pression sociale de contribuer malgré un état de santé dégradé. Vient ensuite la peur de perdre son travail, ainsi que le désir d’être bien vu par les autres au travail.

Et quand la distance s’immisce dans l’équation?

La généralisation récente du télétravail et les diverses mesures de flexibilité du travail ont-elles fait changer les mentalités? En réalité, le télétravail imposé brutalement lors du confinement a mené la vie dure à certains. Les organisations, souvent peu préparées à cette transition brusque, ont été prises au dépourvu. Par manque de temps, une culture de confiance n’a pas pu progressivement se mettre en place. En conséquence, la méfiance et le « flicage » ont augmenté avec la distance entre les uns et les autres.

Cette distance physique a souvent engendré “une surcharge collaborative” liée au besoin d’être en communication constante. D’ailleurs, la “réunionite” via Zoom, Skype, Teams émerge comme un symptôme majeur du présentéisme à l’heure du Covid-19. Le volume de mails de suivis est monté en flèche durant le confinement. Certains managers en ont même profité pour superviser les agendas et contrôler les temps de connexion par le biais de logiciels de tracking. Résultat, une certaine lassitude, voire souffrance, liées à la sur-connexion. D’où l’émergence d’une nouvelle expression : zoom fatigue.

Oubliez l’idée de mettre en place un télétravail productif sans prôner et pratiquer la confiance et le respect. Et plutôt que mesurer les visioconférences, appels téléphoniques ou mails, pourquoi ne pas plutôt encourager l’évaluation les résultats? Le succès de ce changement de paradigme dépendra de la capacité des directions et des managers à concilier intelligence émotionnelle et rigueur de gestion. Et chez vous? Comment se passe le télétravail quand les personnes sont malades? Article complet : myHRline

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