L’holacratie: quand le télétravail s’invite à la fête

Une structuration agile résistant à la distance

La crise du Covid-19 a forcé les entreprises à s’adapter de manière créative pour survivre. Et le faible nombre d’entre elles pratiquant l’holacratie se sont vues plutôt bien aidées par ce système de gouvernance et d’organisation très particulier.

En holacratie, la logique hiérarchique laisse la place à la responsabilisation individuelle et un pouvoir partagé. Mais un cadre très clair explicite qui fait quoi et selon quelles normes. L’architecture décisionnelle est limpide et permet des cycles plus courts et efficients pour trancher et arrêter des choix. Pourtant, rien n’est figé. Tout peut évoluer selon les besoins et les circonstances du moment. L’holacratie est une approche fondamentalement adaptative qui a permis de garder un contact rassurant à distance, sans sacrifier en efficacité.

Comment ça se passe au quotidien? Chaque employé.e présente ses points à traiter selon une logique « 4 Rs » des réunions. R-itualisés, R-égulés, R-éguliers, R-igoureux et R-éjouissants. Le télétravail forcé de la crise sanitaire a donc pu – très naturellement – être discuté en détail. Chacun.e s’est senti.e libre et confiant.e d’exprimer ses freins, difficultés et besoins. Ce dans une optique proactive de résolution de problèmes.

Au final, l’holacratie suit une philosophie humaine de « mise en puissance des individus », soit la capacité personnelle de faire et d’agir sur son environnement direct de travail. Avec des nouveaux rôles ad hoc naissant durant le confinement. La Fondation CGénial en France a créé une fonction axée sur la cohésion et la convivialité (« Père Castor ») pour compenser l’impact négatif de la distance physique sur le moral des équipes. Ingénieux!

Article complet : Change The Work